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Nutrition running : quoi manger avant, pendant et après une course
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Nutrition running : quoi manger avant, pendant et après une course

18 mars 202618 min de lecture

Nutrition running : guide complet pour savoir quoi manger avant, pendant et après une course et maximiser tes performances et ta récupération.

La nutrition running est souvent le facteur décisif entre une course réussie et un mur que tu n'avais pas vu venir. Que tu prépares ton premier 10 km, un semi-marathon ou un ultra-trail, ce que tu mets dans ton assiette avant, pendant et après l'effort fait toute la différence. Une alimentation mal adaptée, c'est l'énergie qui s'effondre au kilomètre 30, les crampes qui surgissent au pire moment, et une récupération qui s'éternise. À l'inverse, une stratégie nutritionnelle bien rodée te permet de repousser tes limites, de terminer fort et de te remettre en jambes rapidement pour la prochaine séance. Dans ce guide complet, tu trouveras tout ce dont tu as besoin pour optimiser ta nutrition running, de la préparation à la récupération, en passant par les ravitaillements en course.

Pourquoi la nutrition est cruciale en running

Le running est un sport d'endurance qui sollicite en permanence tes réserves énergétiques. Contrairement aux idées reçues, la performance ne dépend pas uniquement de l'entraînement : l'alimentation représente le carburant sans lequel le moteur tourne à vide.

Les glucides sont le carburant principal de l'effort. Ils sont stockés dans les muscles et le foie sous forme de glycogène. Ces réserves sont limitées : en course, elles peuvent s'épuiser en 60 à 90 minutes d'effort soutenu selon l'intensité. Quand le glycogène vient à manquer, ton corps puise dans ses réserves lipidiques et, en dernier recours, dans les protéines musculaires — un phénomène qui freine la récupération, affaiblit l'organisme et provoque le redouté "mur" du marathon.

Les protéines jouent un rôle clé dans la reconstruction musculaire. Chaque foulée génère de micro-lésions dans les fibres musculaires. Les protéines sont les matériaux de construction qui réparent ces dégâts. Sans apport suffisant, la récupération est incomplète et le risque de blessure augmente au fil des semaines. Les besoins en protéines d'un coureur régulier sont plus élevés que ceux d'une personne sédentaire : on estime en général entre 1,2 et 1,6 gramme par kilogramme de poids corporel par jour pour les sports d'endurance.

Les lipides sont l'énergie de fond. Sur les efforts longs, quand l'intensité est modérée, les graisses deviennent la source principale d'énergie. Un coureur bien entraîné et bien alimenté optimise l'utilisation de ces réserves quasi-illimitées, économisant ainsi son glycogène pour les moments d'accélération et les fins de course. Les acides gras oméga-3, présents dans les poissons gras, l'huile de lin et les noix, ont en plus des propriétés anti-inflammatoires qui accélèrent la récupération.

Les micronutriments comptent aussi. Le fer, essentiel au transport de l'oxygène, est fréquemment déficient chez les coureuses. Le calcium et la vitamine D renforcent les os et réduisent les risques de fractures de stress. Le magnésium joue un rôle dans la contraction musculaire et la production d'énergie. Une alimentation variée et équilibrée couvre généralement ces besoins, mais il peut être utile de faire un bilan sanguin annuel si tu t'entraînes sérieusement.

L'hydratation conditionne tout. Une déshydratation de seulement 2% du poids corporel suffit à dégrader significativement les performances cognitives et physiques. La chaleur, la durée de l'effort, l'humidité ambiante et la transpiration individuelle font varier considérablement les besoins hydriques d'un coureur à l'autre.

En comprenant ces mécanismes, tu peux bâtir une stratégie nutritionnelle personnalisée qui soutient chacune de tes séances et chacune de tes courses tout au long de la saison.

Quoi manger avant une course

L'alimentation pré-course a un double objectif : maximiser tes réserves de glycogène et éviter les inconforts digestifs pendant l'effort. Le timing et les choix alimentaires sont déterminants.

3 à 4 jours avant une course importante

Si tu prépares un marathon, un trail ou toute épreuve de plus de 2 heures, la charge glucidique (ou carboloading) est une stratégie éprouvée. Il s'agit d'augmenter progressivement la part des glucides dans ton alimentation les jours précédant la course, pour remplir au maximum les stocks de glycogène musculaire et hépatique.

Concrètement, tu augmentes ta consommation de riz, pâtes, pain complet, patate douce, flocons d'avoine et bananes, tout en réduisant légèrement les graisses et les fibres pour faciliter la digestion et le stockage. Il ne s'agit pas de "se goinfrer" ni d'augmenter drastiquement les calories totales, mais d'optimiser la répartition des macronutriments. Cette phase s'accompagne généralement d'une réduction du volume d'entraînement (l'affûtage), ce qui permet aux muscles de stocker davantage de glycogène.

Le repas de la veille

Le repas de la veille est souvent sur-mythifié, mais son impact est réel et ne doit pas être sous-estimé. Il doit être riche en glucides complexes, modéré en protéines et pauvre en graisses et fibres pour être digéré facilement et contribuer à un bon niveau de glycogène au départ.

Exemple de repas idéal la veille :

  • Pâtes ou riz blanc avec une sauce légère à la tomate et basilic
  • Une portion de poulet grillé ou de thon au naturel
  • Un peu de pain blanc ou de baguette
  • Un yaourt nature ou une compote de fruit
  • Eau plate, éventuellement légèrement salée

Évite absolument les plats en sauce riches en crème ou graisses, les légumineuses (lentilles, haricots, pois chiches) à cause de leur impact sur les gaz intestinaux, les crudités et salades en grande quantité, les aliments épicés et les boissons alcoolisées. Ce n'est pas le moment d'expérimenter un nouveau restaurant exotique ou de te faire plaisir avec un repas riche.

Le repas pré-course (2 à 3 heures avant le départ)

C'est le repas le plus important à maîtriser, et aussi le plus souvent mal géré. Il doit être digéré avant le départ pour éviter tout inconfort gastro-intestinal. La règle d'or : 3 heures minimum entre la fin du repas et le coup de feu.

Ce que tu mets dans ton assiette :

  • Glucides complexes : flocons d'avoine, riz blanc, pain de mie, biscottes, gâteau de riz
  • Protéines légères : blanc de poulet, jambon blanc dégraissé, œufs brouillés, yaourt
  • Très peu de lipides : les graisses ralentissent considérablement la vidange gastrique
  • Peu de fibres : pour éviter les problèmes intestinaux en course

Exemples de petits-déjeuners avant course :

  • Porridge à l'avoine avec une banane mûre et du miel
  • Pain de mie grillé avec confiture et yaourt nature
  • Riz blanc sucré (type riz au lait léger) avec une compote de pomme
  • Biscottes avec une fine couche de beurre de cacahuète et de la confiture

Adapte la quantité à la durée de la course : un 10 km nécessite un repas léger, un marathon demande un apport plus conséquent. Dans tous les cas, ne change rien le jour J à tes habitudes alimentaires testées à l'entraînement.

30 à 60 minutes avant le départ

Si tu ressens une petite faim ou si tu veux booster ta glycémie juste avant l'effort, opte pour une collation légère et facilement digestible :

  • Une banane bien mûre
  • Une barre de céréales ou une pâte de dattes
  • Un gel énergétique avec un verre d'eau
  • Quelques dattes ou figues moelleuses
  • Un petit jus de fruit

Évite de manger dans les 20-30 minutes précédant immédiatement le départ si tu n'y es pas habitué : une hausse rapide de glycémie suivie d'une sécrétion d'insuline peut provoquer une hypoglycémie réactionnelle dans les premiers kilomètres, avec des sensations de jambes lourdes et de fatigue précoce.

Nutrition pendant l'effort

La nutrition en course dépend essentiellement de la durée de l'effort. Les besoins énergétiques, digestifs et pratiques ne sont pas les mêmes pour un 10 km en 45 minutes et un ultra-trail de 100 km.

Efforts de moins d'une heure

Pour les sorties courtes et intenses (moins de 60 minutes), aucun apport glucidique solide ou liquide sucré n'est nécessaire si tu as bien mangé avant l'effort. Tes réserves de glycogène, correctement constituées, sont largement suffisantes pour tenir l'effort. L'hydratation reste cependant indispensable, surtout par temps chaud ou par forte chaleur. De l'eau pure suffit dans ce cas.

Efforts entre 1 heure et 3 heures

Dès que l'effort dépasse une heure, il faut commencer à ravitailler pour maintenir la glycémie et épargner les réserves de glycogène. L'objectif est d'apporter entre 30 et 60 grammes de glucides par heure d'effort pour compléter les réserves et éviter la défaillance énergétique.

Sources de glucides en course :

  • Gels énergétiques : pratiques, légers, dosés à environ 20-25 g de glucides chacun, mais à absolument tester à l'entraînement avant la course — certains contiennent de la caféine, d'autres des BCAA
  • Barres énergétiques : plus rassasiantes, mieux tolérées sur des efforts à intensité modérée, adaptées au trail
  • Compotes de fruits (format pocket) : bien tolérées digestivement, faciles à prendre en courant
  • Dattes et figues sèches : naturelles, riches en sucres simples, potassium et magnésium
  • Bananes : le classique des postes de ravitaillement, facilement digestibles
  • Boissons énergétiques isotoniques : glucides et hydratation en un seul geste, pratiques sur route

Le timing est clé : commence à prendre des glucides dès la 40e-45e minute, sans attendre d'avoir faim ou de te sentir fatigué. Une fois que tu es en déficit énergétique, il est très difficile de rattraper le retard.

Efforts de plus de 3 heures (trail, marathon, ultra)

Sur les efforts très longs, les besoins augmentent et se complexifient. Tu peux monter jusqu'à 60 à 90 grammes de glucides par heure selon ton intensité et ta tolérance digestive. Pour absorber de telles quantités, il est conseillé d'alterner les sources de glucides (glucose + fructose) car elles utilisent des transporteurs intestinaux différents, permettant une meilleure absorption globale.

Ce qui change sur les très longues distances :

  • Les aliments solides deviennent nécessaires pour la satiété et le moral : sandwichs, purée de pommes de terre avec sel, riz au sel, bouillon chaud, soupe
  • Les besoins en sel augmentent fortement avec la transpiration prolongée
  • La diversité des saveurs est appréciable pour éviter les écœurements et les nausées sucrées
  • Le corps peut réclamer des aliments salés après plusieurs heures de produits sucrés
  • La digestion peut être moins efficace en raison du stress physiologique et de la vasoconstriction intestinale

Ravitaillement trail : les bons réflexes

  • Mange aux postes de ravitaillement, même si tu n'as pas faim, particulièrement à partir du deuxième tiers de la course
  • Bois à chaque point d'eau, même quelques gorgées
  • Emporte des encas dans ton sac (gels, barres, fruits secs, noix salées) pour les zones éloignées des ravitaillements
  • Note les kilomètres auxquels tu prévois de manger dans ton plan de course et respecte-le

Récupération : quoi manger après la course

La récupération nutritionnelle est souvent la grande négligée des plans d'entraînement, alors qu'elle conditionne directement ta prochaine séance, ta progression à long terme et ton état général de santé.

La fenêtre métabolique (0 à 30 minutes après l'effort)

Dans les 30 minutes qui suivent la fin de ta course, ton corps est dans un état d'hyperperméabilité cellulaire : il absorbe les nutriments plus efficacement qu'à tout autre moment de la journée. C'est ce qu'on appelle la fenêtre métabolique, et l'ignorer est une erreur fréquente chez les coureurs.

Durant cette période prioritaire, tu dois apporter :

  • Des glucides à index glycémique élevé pour reconstituer rapidement les réserves de glycogène vidées pendant l'effort (banane, jus de fruit, pain blanc, riz soufflé)
  • Des protéines rapidement assimilables pour initier la réparation des fibres musculaires endommagées (protéines de lactosérum, lait, yaourt grec)

Collations idéales post-effort (dans les 30 min) :

  • Un grand verre de lait chocolaté (rapport glucides/protéines naturellement optimal)
  • Un yaourt grec avec du miel et une banane
  • Une compote sucrée avec quelques amandes
  • Un shake de récupération commercial si tu es loin de chez toi
  • Du pain avec de la confiture et un laitage

Le repas de récupération (1 à 2 heures après l'effort)

Une fois rentré et douché, c'est l'heure du repas complet de récupération. Il doit être équilibré, anti-inflammatoire et suffisamment calorique pour compenser les dépenses de l'effort.

Ce que doit contenir ce repas :

  • Protéines de qualité : poisson gras (saumon, sardines, maquereau), poulet, œufs, légumineuses
  • Glucides complexes : riz complet, quinoa, pommes de terre, patate douce
  • Légumes variés et colorés : riches en antioxydants, vitamines C, E et en minéraux
  • Bonnes graisses : avocat, huile d'olive extra vierge, noix — notamment les oméga-3 aux propriétés anti-inflammatoires reconnues
  • Hydratation continue : eau, eau légèrement salée, tisane, jus de cerise (riche en antioxydants)

Exemples de repas de récupération :

  • Filet de saumon grillé + quinoa + brocolis vapeur + avocat
  • Omelette aux légumes + patates douces rôties + salade verte avec huile d'olive
  • Curry de poulet + riz basmati + épinards sautés + yaourt nature

Les jours qui suivent une longue course

La récupération ne se fait pas en un seul repas. Dans les 24 à 72 heures après un marathon, un trail ou tout effort supérieur à 2 heures, maintiens des apports élevés en protéines et en glucides, et privilégie les aliments riches en antioxydants (baies, fruits rouges, myrtilles, cerises, thé vert, légumes colorés) pour lutter contre l'inflammation post-effort. Évite l'alcool qui perturbe la synthèse protéique et la réhydratation.

Hydratation : eau, boissons isotoniques, sels minéraux

L'hydratation est une composante à part entière de la nutrition running. Elle mérite une attention aussi rigoureuse que l'alimentation solide, et les erreurs dans ce domaine peuvent coûter très cher en performance et en sécurité.

Avant la course : s'hydrater en amont

Ne commence jamais une course en état de déshydratation. Dans les 2 heures précédant le départ, bois régulièrement de petites quantités d'eau (environ 400 à 600 ml au total, selon ta corpulence). L'urine doit être de couleur jaune paille : si elle est incolore, tu es trop hydraté ; si elle est foncée, tu es en déficit hydrique.

La veille de la course, bois davantage que d'habitude et évite les boissons diurétiques comme l'alcool et le café en grande quantité.

Pendant l'effort : boire régulièrement, pas trop

La règle est de boire régulièrement sans attendre la soif. La soif est déjà un signal de déshydratation légère de 1 à 2%, suffisant pour altérer les performances. L'objectif : boire environ 150 à 250 ml toutes les 15 à 20 minutes selon la chaleur, l'humidité et l'intensité de l'effort.

Eau ou boisson isotonique ?

  • Eau pure : suffisante pour les efforts de moins de 45 à 60 minutes dans des conditions normales
  • Boissons isotoniques : recommandées dès que l'effort dépasse une heure, elles apportent des glucides et des électrolytes (sodium, potassium, magnésium) qui compensent les pertes par la sueur et facilitent la réhydratation
  • Boissons hypotoniques : plus diluées, absorbées plus rapidement, utiles par forte chaleur pour une réhydratation prioritaire

Attention à l'hyponatrémie : boire trop d'eau sans sel sur de très longs efforts (marathon, ultra) peut diluer dangereusement le sodium dans le sang et provoquer des nausées, maux de tête, confusion et dans les cas graves des troubles neurologiques sérieux. Sur les efforts longs, complète toujours l'eau par des boissons salées ou des capsules de sel.

Les électrolytes : sodium, potassium, magnésium

La sueur ne contient pas que de l'eau. Elle emporte avec elle des minéraux essentiels dont la perte peut affecter significativement tes performances et ta santé :

  • Sodium : le plus important à compenser, il régule l'équilibre hydrique et les transmissions nerveuses. Une carence provoque crampes musculaires, fatigue et désorientation. Ajoute une pincée de sel dans ta boisson ou utilise des comprimés d'électrolytes sur les efforts longs.
  • Potassium : présent en grande quantité dans les bananes, les dattes, les pommes de terre et les oranges. Il régule les contractions musculaires et prévient les crampes.
  • Magnésium : contribue à la production d'énergie, à la relaxation musculaire et à la qualité du sommeil. Les noix, les graines, le chocolat noir et les légumes verts feuillus en sont de bonnes sources alimentaires.

Après l'effort : réhydratation progressive

Après la course, réhydrate-toi progressivement sur les heures qui suivent. L'eau pure suffit pour les efforts modérés de moins de 2 heures. Après un marathon ou un ultra, favorise les boissons légèrement salées, les soupes et les boissons riches en minéraux. Une règle pratique : pour chaque kilogramme perdu pendant l'effort (pesée avant/après), bois 1,5 litre de liquide dans les 2 à 3 heures qui suivent.

Erreurs alimentaires fréquentes à éviter

Même les coureurs expérimentés commettent des erreurs nutritionnelles récurrentes. Les identifier te permettra de les anticiper et de les éliminer de ta pratique.

Tester de nouveaux aliments le jour J. C'est l'erreur numéro un, responsable d'innombrables abandons sur marathon ou trail. Tout ce que tu consommes en course — gel, barre, boisson, aliment de ravitaillement — doit absolument avoir été testé à l'entraînement au préalable. Chaque intestin réagit différemment aux efforts et aux aliments.

Sauter le petit-déjeuner avant une longue sortie. Certains pensent qu'ils vont brûler davantage de graisses en courant à jeun. C'est parfois approprié sur des sorties courtes et à faible intensité dans le cadre d'un plan d'entraînement spécifique, mais sur une longue distance ou une course officielle, courir à jeun épuise prématurément le glycogène, augmente la fonte musculaire et démultiplie le risque de "fringale" (hypoglycémie profonde).

Attendre d'avoir faim pour manger en course. La faim et la fatigue énergétique arrivent trop tard. Sur un marathon, commence à prendre des glucides dès le kilomètre 10-15, pas au kilomètre 30 quand les jambes sont déjà lourdes. La prévention vaut mieux que la gestion de crise.

Négliger les protéines après l'effort. Beaucoup de coureurs mangent des glucides après la course (bonne idée !) mais oublient les protéines. Sans elles, la reconstruction musculaire est incomplète, la récupération s'allonge et les risques de blessures de surentraînement augmentent.

Manger trop gras ou trop de fibres la veille ou le matin d'une course. Les graisses ralentissent la digestion et les fibres peuvent provoquer des inconforts gastro-intestinaux graves pendant l'effort. Évite les fromages gras, les légumineuses, les crudités en grande quantité et les plats épicés dans les 18-24 heures précédant une course importante.

Ne pas se réhydrater avant même de partir. Si tu n'as pas bu suffisamment dans les heures précédant la course, tu commences déjà avec un handicap. La veille, observe la couleur de ton urine et ajuste ta consommation d'eau en conséquence.

Abuser des gels sans eau. Les gels sont hyperosmolaires. Pris sans eau, ils attirent les liquides vers l'intestin pour se diluer, ce qui peut provoquer des crampes abdominales et de la diarrhée. Accompagne systématiquement chaque gel d'un verre d'eau (environ 150-200 ml).

Plan nutritionnel type pour une semaine de préparation

Voici un exemple de semaine nutritionnelle pour un coureur préparant une course de type semi-marathon ou marathon. Adapte les quantités à ton gabarit, à ton niveau d'entraînement et à tes préférences personnelles.

Lundi — Récupération active après week-end de course ou longue sortie

  • Petit-déjeuner : flocons d'avoine, fruits rouges, lait ou boisson d'amande, miel
  • Déjeuner : salade composée (quinoa, légumes rôtis, poulet grillé, avocat, huile d'olive)
  • Collation : yaourt grec + noix + abricots secs
  • Dîner : saumon au four + patates douces + épinards sautés à l'ail

Mardi — Séance intense (fractionné ou côtes)

  • Avant séance (1h avant) : banane + café ou thé
  • Immédiatement après séance : lait chocolaté ou yaourt avec compote
  • Déjeuner/Dîner principal : riz blanc + œufs brouillés + légumes verts + pain complet

Mercredi — Sortie longue ou repos selon programme

  • Matin : porridge à l'avoine avec miel, banane, graines de chia et un peu de lait
  • Pendant la sortie longue (si >1h) : gel ou banane toutes les 45 min + boisson isotonique
  • Après sortie : repas équilibré riche en glucides et protéines, légumes anti-inflammatoires

Jeudi — Séance modérée

  • Alimentation normale et équilibrée, légèrement plus riche en protéines pour la récupération
  • Favorise les légumes aux propriétés anti-inflammatoires : brocoli, poivron rouge, courge, betterave
  • Bois davantage que les autres jours pour compenser les efforts de la semaine

Vendredi — Début de la charge glucidique si course le dimanche

  • Augmente progressivement les portions de glucides à chaque repas
  • Réduis les graisses saturées et les fibres irritantes
  • Évite les légumineuses, les crudités abondantes, les plats lourds
  • Bois 2,5 à 3 litres d'eau dans la journée

Samedi — Veille de course

  • Petit-déjeuner : tartines avec miel + yaourt + jus de fruit
  • Déjeuner : pâtes ou riz avec sauce légère + poulet + pain blanc
  • Collation : compote + quelques biscottes
  • Dîner : repas connu, simple, riche en glucides, pauvre en graisses et fibres
  • Bois régulièrement tout au long de la journée, surveille la couleur de ton urine

Dimanche — Jour de course

  • Réveil 3h avant le départ : porridge, tartines confiture, yaourt ou gâteau de riz
  • 30 min avant le départ : banane ou gel de warming-up + eau
  • Pendant : ravitaillement selon le plan établi et testé à l'entraînement
  • Après la ligne d'arrivée : collation immédiate (banane, yaourt, lait chocolaté) puis repas de récupération complet dans les 2 heures

La nutrition running n'est pas une science exacte, mais elle repose sur des principes clairs et éprouvés que tu peux adapter à ta morphologie, à tes préférences et à tes objectifs. La clé est de tester, d'observer les réactions de ton corps et d'affiner ta stratégie au fil des semaines d'entraînement.

En faisant de la nutrition un pilier de ta préparation au même titre que tes séances de fractionné ou tes sorties longues, tu arriveras en course avec une confiance totale dans ton corps, tes réserves pleines et une stratégie énergétique parfaitement rodée. Ton chrono final te remerciera.

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Questions fréquentes

Que manger 3 heures avant une course ?

Opte pour un repas riche en glucides complexes (porridge, pain de mie, riz blanc) avec des protéines légères et peu de graisses ou de fibres. Par exemple : flocons d'avoine avec une banane et du miel, ou tartines avec confiture et un yaourt nature.

Faut-il manger pendant une course de moins d'une heure ?

Non, si tu as bien mangé avant. Pour les efforts de moins de 60 minutes, tes réserves de glycogène sont suffisantes. Hydrate-toi régulièrement avec de l'eau, mais inutile de prendre des gels ou des barres énergétiques.

Combien de glucides prendre par heure en course ?

Entre 30 et 60 grammes de glucides par heure pour les efforts de 1 à 3 heures. Sur les ultra-trails et très longues distances, tu peux monter jusqu'à 90 grammes par heure en alternant différentes sources (glucose + fructose) pour optimiser l'absorption intestinale.

Qu'est-ce que la fenêtre métabolique après la course ?

C'est la période des 30 minutes suivant la fin de l'effort durant laquelle ton corps absorbe les nutriments de façon optimale. Consomme rapidement des glucides rapides (banane, jus de fruit) et des protéines (yaourt grec, lait) pour reconstituer le glycogène et initier la réparation musculaire.

Comment éviter les crampes en course à pied ?

Les crampes sont souvent liées à une déshydratation et à une perte de minéraux (sodium, potassium, magnésium). Hydrate-toi régulièrement pendant l'effort, utilise des boissons isotoniques sur les longues distances et consomme des aliments riches en potassium (bananes, dattes).

Peut-on courir à jeun pour brûler plus de graisses ?

Le footing à jeun peut légèrement favoriser l'utilisation des graisses sur des sorties courtes et à faible intensité. Cependant, pour les performances et la préservation musculaire, il est conseillé de manger avant les longues sorties et les séances intenses.

Quelle boisson choisir pour se ravitailler en course ?

Pour les efforts de moins de 45 minutes, l'eau pure suffit. Au-delà d'une heure, privilégie les boissons isotoniques qui apportent glucides et électrolytes. Sur les très longues distances, alterne eau et boissons légèrement salées pour éviter l'hyponatrémie.

Que manger après un marathon pour récupérer rapidement ?

Dans les 30 minutes après l'arrivée, consomme une collation mêlant glucides et protéines (lait chocolaté, yaourt + banane). Dans les 2 heures suivantes, fais un repas complet : poisson gras ou poulet + glucides complexes (quinoa, riz) + légumes variés + bonnes graisses (avocat, huile d'olive).

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Sommaire
Pourquoi la nutrition est cruciale en runningQuoi manger avant une course3 à 4 jours avant une course importanteLe repas de la veilleLe repas pré-course (2 à 3 heures avant le départ)30 à 60 minutes avant le départNutrition pendant l'effortEfforts de moins d'une heureEfforts entre 1 heure et 3 heuresEfforts de plus de 3 heures (trail, marathon, ultra)Récupération : quoi manger après la courseLa fenêtre métabolique (0 à 30 minutes après l'effort)Le repas de récupération (1 à 2 heures après l'effort)Les jours qui suivent une longue courseHydratation : eau, boissons isotoniques, sels minérauxAvant la course : s'hydrater en amontPendant l'effort : boire régulièrement, pas tropLes électrolytes : sodium, potassium, magnésiumAprès l'effort : réhydratation progressiveErreurs alimentaires fréquentes à éviterPlan nutritionnel type pour une semaine de préparation
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