Coureur regardant sa montre GPS pendant un entraînement sur route, gestion de l'allure

Calculer son allure idéale en course à pied : guide complet

23 février 202617 min de lecture

VMA, zones d'entraînement, calcul d'allure pour le 10 km, le semi-marathon et le marathon : tout ce qu'il faut savoir pour courir à la bonne vitesse, éviter les erreurs de pacing et progresser durablement.

L'allure de course — le temps que vous mettez pour parcourir un kilomètre — est le chiffre le plus important de votre montre GPS. Courir à la bonne allure, c'est la différence entre une course réussie et une course gâchée dans les derniers kilomètres. C'est aussi la clé d'un entraînement efficace : courir trop vite abîme, courir trop lentement n'apporte pas de progrès.

Pourtant, une majorité de coureurs improvise. On part au feeling, on suit le voisin de départ, on vise un chrono entendu dans la discussion d'avant-course. Résultat : un mur au km 32 d'un marathon, un 10 km raté par excès de confiance, ou des séances d'entraînement dont l'intensité ne correspond à rien de précis.

Ce guide vous donne les outils pour calculer votre allure idéale sur toutes les distances — 5 km, 10 km, semi-marathon, marathon — et pour structurer votre entraînement autour de vos vraies capacités physiologiques.

Calculateur KerRun : Calculez votre allure cible, vos temps de passage et vos zones d'entraînement en quelques secondes, gratuitement.

Allure, pace, vitesse : les définitions fondamentales

Allure et vitesse : deux façons d'exprimer la même chose

En course à pied, deux unités coexistent :

  • L'allure (ou pace) : le temps pour parcourir 1 kilomètre, exprimé en minutes et secondes. Exemple : 5:30/km = 5 minutes 30 secondes par kilomètre. C'est l'unité de référence en Europe pour les coureurs sur route.
  • La vitesse : exprimée en km/h. Exemple : 10,9 km/h correspond à une allure de 5:30/km.

La conversion est simple : vitesse (km/h) = 60 ÷ allure (min/km) et inversement allure (min/km) = 60 ÷ vitesse (km/h).

Allure Vitesse
4:00/km 15,0 km/h
4:30/km 13,3 km/h
5:00/km 12,0 km/h
5:30/km 10,9 km/h
6:00/km 10,0 km/h
6:30/km 9,2 km/h
7:00/km 8,6 km/h

Allure cible vs allure réelle

L'allure cible est celle que vous planifiez avant la course ou la séance d'entraînement. L'allure réelle est ce que votre GPS enregistre. En compétition, l'objectif est de maintenir une allure aussi régulière que possible — idéalement avec un negative split (deuxième moitié plus rapide que la première).

Allure GPS et effort perçu : deux indicateurs complémentaires

L'allure GPS donne la réalité externe (vitesse de déplacement). La fréquence cardiaque donne la réalité interne (intensité de l'effort). Les deux sont utiles mais aucun ne suffit seul. La chaleur, le dénivelé, la fatigue accumulée ou un parcours vallonné peuvent faire varier considérablement l'effort à allure constante.

Les coureurs expérimentés apprennent à croiser les deux lectures : « je cours à 5:20/km mais ma FC est plus haute que d'habitude — je dois ralentir. »

VMA : la pierre angulaire de tout calcul d'allure

Qu'est-ce que la VMA ?

La VMA (Vitesse Maximale Aérobie) est la vitesse minimale à laquelle vous consommez le maximum d'oxygène que votre organisme peut traiter — ce qu'on appelle le VO2max. C'est le plafond de votre moteur aérobie, la vitesse à laquelle votre système cardiovasculaire et musculaire tourne à 100 %.

Concrètement, c'est la vitesse que vous pouvez tenir pendant environ 6 à 8 minutes à l'effort maximal. Un coureur avec une VMA de 15 km/h peut tenir cette vitesse pendant 6-8 min : c'est précisément à cette intensité que son VO2max est sollicité au maximum.

Pourquoi la VMA est-elle si importante ? Parce que toutes vos allures d'entraînement et de course se calculent comme un pourcentage de votre VMA. C'est la référence universelle qui permet de personnaliser l'entraînement, quelle que soit votre niveau.

Niveaux de VMA et performances associées

Niveau VMA 5 km 10 km Semi Marathon
Débutant 10-12 km/h 28-35 min 58-72 min
Intermédiaire 12-15 km/h 22-28 min 45-58 min 1h40-2h10
Confirmé 15-17 km/h 19-22 min 38-45 min 1h25-1h40 3h05-3h40
Avancé 17-19 km/h 17-19 min 33-38 min 1h12-1h25 2h40-3h05
Élite > 20 km/h < 15 min < 30 min < 1h05 < 2h20

Ces temps supposent un entraînement spécifique à chaque distance. La VMA brute est nécessaire mais pas suffisante : l'économie de course et la résistance à l'allure spécifique comptent autant.

Comment mesurer sa VMA ?

Le test demi-Cooper (6 minutes) — le plus pratique

  1. Échauffez-vous 15 minutes en footing léger + quelques accélérations
  2. Courez 6 minutes à la vitesse maximale que vous pouvez soutenir sans vous effondrer en fin d'effort
  3. Mesurez la distance parcourue (GPS ou piste)
  4. VMA (km/h) = distance (m) ÷ 100

Exemple : 1 650 m en 6 min → VMA = 16,5 km/h.

Le test Cooper (12 minutes)

Même principe sur 12 minutes : VMA = distance (m) ÷ 200. Plus long donc plus précis pour les coureurs avec une bonne base aérobie, mais mentalement plus exigeant.

L'estimation par la course

Si vous avez récemment couru une compétition chronométrée, votre VMA peut être estimée depuis votre chrono. La règle générale : sur 10 km, un coureur bien entraîné tourne à 85-90 % de sa VMA.

Calculer votre VMA depuis un chrono de course | Estimer votre VO2max

VMA vs VO2max : ne pas confondre

Le VO2max est la consommation maximale d'oxygène en ml/kg/min — un indicateur biologique. La VMA est la vitesse de course à laquelle ce VO2max est atteint — un indicateur pratique directement utilisable pour calculer des allures. Pour l'entraînement, on travaille toujours avec la VMA (km/h), pas avec le VO2max (ml/kg/min).

Les zones d'entraînement : courir avec précision

Le système des 5 zones

La majorité des entraîneurs et des plans sérieux utilisent 5 zones d'intensité, chacune ciblant des adaptations physiologiques spécifiques. Ces zones sont définies en pourcentage de la VMA ou de la fréquence cardiaque maximale (FCmax).

Zone Nom % VMA % FCmax Sensation Durée typique
Z1 Endurance fondamentale 60-70 % 65-75 % Conversation facile 30-90 min
Z2 Endurance active 70-80 % 75-83 % Quelques phrases 20-60 min
Z3 Seuil 80-88 % 83-90 % Quelques mots 10-30 min
Z4 Seuil anaérobie 88-95 % 90-95 % Impossible de parler 3-10 min
Z5 Puissance maximale (VMA) 95-110 % 95-100 % Effort maximal 30 sec – 3 min

Zone 1 — Endurance fondamentale : la zone la plus négligée

C'est la zone la plus utilisée et la plus mal comprise. Beaucoup de coureurs la trouvent « trop lente » et courent trop vite lors de leurs sorties faciles — c'est l'erreur n°1 du running amateur.

Ce que développe la Z1 :

  • La densité mitochondriale (les « usines à énergie » de vos cellules musculaires)
  • L'utilisation des lipides comme carburant → économie d'énergie sur le long terme
  • La résistance tendineuse et articulaire → prévention des blessures
  • La base aérobie qui soutient toutes les autres zones

Règle pratique : en Z1, vous devez pouvoir tenir une conversation complète. Si vous êtes essoufflé, ralentissez. Une montre GPS avec alerte de fréquence cardiaque est l'outil idéal pour rester en Z1 sans dériver.

Zone 3 — Seuil : la zone reine du progrès

La zone seuil correspond à l'allure de course spécifique de votre objectif : 85-90 % VMA pour le 10 km, 80-85 % pour le semi, 75-80 % pour le marathon. C'est aussi la zone qui améliore le plus efficacement votre capacité à maintenir un effort prolongé.

Le seuil anaérobie est le point à partir duquel l'acide lactique s'accumule dans le sang plus vite que l'organisme peut l'éliminer. Repousser ce seuil vers des vitesses plus élevées est l'objectif principal de toute préparation de fond.

Format typique des séances seuil :

  • 2 à 4 blocs de 8 à 20 minutes à allure seuil
  • Récupération : 2-3 minutes de trot entre les blocs
  • Encadrés par 15 min d'échauffement et 10 min de retour au calme

Zone 5 — VMA : développer le moteur

Les séances à 95-105 % de VMA développent votre puissance aérobie maximale. Courtes en durée d'effort (30 sec à 3 min) mais très exigeantes, elles sont indispensables pour tout coureur voulant progresser en vitesse ou élever sa VMA.

Formats classiques :

  • 30/30 : 30 sec rapide (100 % VMA) / 30 sec trot × 8 à 15 répétitions
  • 200 m : 6 à 12 répétitions à 105 % VMA, récup 45 sec
  • 400 m : 6 à 10 répétitions à 100 % VMA, récup 90 sec
  • Intervalles longs : 5 × 1 000 m à 95-100 % VMA, récup 3 min

Attention : pas de séance VMA sans échauffement sérieux de 15-20 minutes.

Calculer son allure cible par distance

Tableaux des allures par objectif de temps

10 km

Objectif Allure Vitesse
35 min 3:30/km 17,1 km/h
40 min 4:00/km 15,0 km/h
45 min 4:30/km 13,3 km/h
50 min 5:00/km 12,0 km/h
55 min 5:30/km 10,9 km/h
60 min 6:00/km 10,0 km/h
65 min 6:30/km 9,2 km/h

Semi-marathon (21,097 km)

Objectif Allure Vitesse
1h15 3:33/km 16,9 km/h
1h30 4:16/km 14,1 km/h
1h45 4:58/km 12,1 km/h
2h00 5:41/km 10,6 km/h
2h15 6:23/km 9,4 km/h
2h30 7:06/km 8,5 km/h

Marathon (42,195 km)

Objectif Allure Vitesse
2h45 3:54/km 15,4 km/h
3h00 4:16/km 14,1 km/h
3h30 4:58/km 12,1 km/h
4h00 5:41/km 10,6 km/h
4h30 6:23/km 9,4 km/h
5h00 7:06/km 8,5 km/h

Pour votre allure précise et vos temps de passage kilomètre par kilomètre : Calculateur d'allure KerRun

Allure marathon : le cas particulier

Le marathon est la distance qui exige la gestion d'allure la plus rigoureuse. Contrairement au 10 km ou au semi, une erreur au départ peut être irrémédiable — le fameux « mur du 30e kilomètre » est presque toujours la conséquence directe d'un départ trop rapide de 5 à 10 secondes par kilomètre.

Pourquoi le mur existe-t-il ? Les réserves de glycogène musculaire et hépatique couvrent environ 90 minutes d'effort à allure marathon standard. Au-delà, si le métabolisme lipidique n'est pas suffisamment développé (travail en Z1 à l'entraînement) et la nutrition en course non maîtrisée, la chute de carburant provoque un effondrement de l'allure.

La règle des 80/20 au marathon : les meilleurs marathoniens réalisent 80 % de leur entraînement en zone 1-2 et 20 % en zones 3-5. Cette distribution maximise les adaptations aérobies tout en limitant le risque de blessure et de surentraînement.

La formule de Riegel : prédire ses performances

La formule de Riegel est la référence pour estimer un chrono sur une distance à partir d'une performance connue :

T2 = T1 × (D2 / D1)^1.06

Exemple : vous avez couru un 10 km en 47 min. Votre semi-marathon estimé : 47 × (21,097/10)^1.06 ≈ 103 min, soit 1h43.

Cette formule suppose un entraînement spécifique adapté à la distance cible. Elle est plus précise pour des distances voisines (10 → semi, semi → marathon) que pour des écarts importants (5 km → marathon).

Les 7 erreurs de pacing les plus coûteuses

1. Partir trop vite — l'erreur universelle

C'est la plus répandue et la plus coûteuse. L'adrénaline du départ, la foule, les meilleures sensations des premiers kilomètres : tout pousse à dépasser l'allure cible. En 10 km, 5 secondes de trop par km au départ peuvent coûter 15 secondes dans les derniers kilomètres — net négatif. En marathon, c'est le mur assuré.

La solution : respectez scrupuleusement votre allure cible sur les 20-30 % premiers de la distance. Si vous ressentez que vous « retenez », c'est que vous êtes à la bonne allure. La discipline du départ est ce qui sépare les coureurs qui progressent de ceux qui stagnent.

2. Choisir un objectif irréaliste sans test VMA

Viser un chrono basé sur celui d'un ami ou sur une estimation « au feeling » sans test VMA préalable, c'est prendre le risque de s'entraîner à la mauvaise allure et de se présenter avec un objectif incompatible avec ses capacités actuelles.

La solution : réalisez un demi-Cooper ou un test similaire, puis utilisez le calculateur d'allure KerRun pour dériver un objectif réaliste et des allures d'entraînement précises.

3. Courir toutes ses séances à la même allure

L'erreur classique du coureur « raisonnable » : toutes les sorties à une allure médiane — ni vraiment lente en Z1, ni vraiment intense en Z5. Cette zone grise n'est ni suffisamment légère pour permettre la récupération, ni suffisamment intense pour déclencher des adaptations VMA ou seuil.

La solution : polarisez votre entraînement. Z1 vraiment lente (conversation facile, souvent frustrante). Z4-Z5 vraiment intenses (incapacité à parler). La spécificité de chaque zone est ce qui rend l'entraînement efficace.

4. Ignorer le dénivelé et la météo dans le calcul d'allure

Une allure de 5:00/km en plat par 15°C n'a rien à voir avec 5:00/km sur un parcours vallonné par 28°C. Les deux requièrent des efforts physiologiques radicalement différents.

Corrections pratiques :

  • Montée : ajoutez environ 8-10 sec/km par tranche de 10 m de D+ par km. Sur une montée à 5 % (50 m de D+/km), courir à 5:40/km demande le même effort qu'un 5:00/km en plat.
  • Chaleur : au-dessus de 20°C, ralentissez de 3-5 sec/km par degré supplémentaire. Au-dessus de 25°C, visez un objectif de temps réduit de 5-8 %.
  • Vent : un fort vent de face peut coûter 5-10 % de votre allure. Gérez l'effort ressenti plutôt que la vitesse GPS.

5. Le « je me sens bien, j'accélère » au marathon

Vous vous sentez bien au km 15 d'un marathon ? C'est normal — vous en avez encore 27 devant vous. Accélérer parce que les sensations sont bonnes est une quasi-garantie de souffrir dans les dix derniers kilomètres.

La solution : utilisez vos temps de passage cibles comme garde-fou absolu. Si votre montre affiche une avance, conservez-la comme marge de sécurité pour la seconde moitié — ne l'accentuez pas.

6. Ne pas analyser ses splits post-course

Sans analyse, vous répétez les mêmes erreurs. Comparer votre allure kilomètre par kilomètre révèle votre profil de coureur : êtes-vous quelqu'un qui part fort et décroche ? Ou qui s'économise trop et finit avec trop d'énergie en réserve ?

Comment lire ses splits : un écart de plus de 10-15 % entre les allures du premier et du dernier tiers de course signale une gestion perfectible. L'objectif idéal est une progression régulière ou un negative split modéré.

7. Confondre allure d'entraînement et allure de course

L'allure de course est plus rapide que l'allure d'entraînement à volume équivalent. En séance de seuil (Z3), vous courez à votre allure de course sur des blocs courts. Le jour J, vous tenez cette allure sur la distance complète — parce que l'entraînement a développé l'économie de course nécessaire.

Faire ses séances d'endurance fondamentale à allure course, c'est accumuler de la fatigue sans le stimulus spécifique utile. Le principe : entraînez-vous lentement pour courir vite en course.

Construire sa progression : de l'allure actuelle à l'allure cible

Progresser sans se blesser

Améliorer durablement son allure de course repose sur des principes simples :

  • Règle des 10 % : ne jamais augmenter le volume ou l'intensité hebdomadaire de plus de 10 % d'une semaine sur l'autre
  • Semaines de récupération : toutes les 3-4 semaines de charge, intégrez une semaine allégée à 60-70 % du volume habituel
  • Priorité à la fréquence : 4 sorties courtes valent mieux que 2 sorties longues à haute intensité, surtout pour les débutants

Les phases d'une saison bien structurée

Un plan structuré comporte plusieurs phases, chacune avec ses allures prioritaires :

  1. Phase de base (6-10 semaines) : 80-90 % des sorties en Z1. Construction de l'endurance fondamentale, renforcement des tendons et articulations.
  2. Phase de développement (6-8 semaines) : introduction des séances seuil (Z3) et VMA (Z5). 70-75 % du volume en Z1.
  3. Phase spécifique (4-6 semaines) : séances à allure de course spécifique, volume seuil en hausse. 65-70 % Z1.
  4. Affûtage (1-3 semaines) : réduction du volume de 40-50 %, conservation des touches de vitesse. Le corps entre en phase de surcompensation.

Tableau de progression type pour 10 km (objectif : 50 min → 45 min)

Phase Durée Séances clés Allure EF Allure seuil
Base 8 sem 3 × EF / sem 6:30-7:20/km
Développement 6 sem 1 VMA + 1 seuil + 1 EF/SL 6:30-7:20/km 5:10-5:30/km
Spécifique 4 sem 1 VMA + 1 seuil long + 1 SL 6:30-7:20/km 4:50-5:10/km
Affûtage 2 sem Volume réduit, touches de vitesse 6:30-7:20/km 4:50/km × 2 blocs

Trouver une course de 10 km | Préparer un 10 km en 8 semaines

Utiliser le calculateur d'allure KerRun

Le calculateur d'allure KerRun rassemble tous ces outils en un seul endroit, gratuitement et sans inscription :

Ce que vous pouvez calculer en quelques secondes

  • Allure cible depuis un objectif de temps ou une VMA
  • Temps de course estimé depuis votre VMA ou un chrono récent
  • Temps de passage kilomètre par kilomètre — le tableau à imprimer pour le jour J
  • Zones d'entraînement depuis votre VMA — les 5 plages d'allure précises pour structurer vos séances
  • Conversion allure ↔ vitesse instantanée

Pourquoi un calculateur plutôt qu'une estimation manuelle

Les formules vues dans ce guide sont utiles à connaître, mais les calculer à la main à partir de sa VMA pour chaque distance et chaque zone d'entraînement prend du temps et génère des erreurs. En trente secondes, le calculateur vous donne toutes ces valeurs précises, directement utilisables à l'entraînement et en course.

Calculer mon allure et mes temps de passage — gratuit

Ce qu'il faut retenir

L'allure n'est pas une obsession de performance — c'est un outil de pilotage. Connaître sa VMA, comprendre ses zones et savoir calculer l'allure adaptée à chaque distance transforme l'entraînement d'une activité intuitive en une démarche structurée et efficace.

La bonne allure n'est pas celle du coureur à côté de vous. C'est celle qui correspond exactement à vos capacités, à votre objectif et à la phase de votre préparation.

Les points clés à retenir :

  • La VMA est la référence universelle : toutes vos allures en sont des pourcentages
  • Courez 80 % de votre volume en Z1 — vraiment lentement
  • Partez toujours à l'allure cible, jamais au ressenti euphorique du départ
  • Ajustez selon la chaleur, le dénivelé, la fatigue — l'effort prime sur la vitesse GPS
  • Analysez vos splits après chaque course pour progresser

Calculer mon allure cible et mes zones d'entraînement | Trouver ma prochaine course | Guide : préparer un 10 km en 8 semaines

Questions fréquentes

Comment calculer son allure pour un marathon ?

Pour calculer votre allure marathon, partez de votre VMA ou d'un chrono récent sur une distance plus courte. Un marathonien moyen court à environ 75-80 % de sa VMA. Par exemple, avec une VMA de 14 km/h, l'allure marathon cible est de 10,5-11,2 km/h (soit 5:21-5:42/km), ce qui correspond à un temps de 3h47 à 4h. Le plus simple : utilisez notre calculateur d'allure KerRun pour obtenir votre allure et vos temps de passage.

Quelle est la différence entre allure et vitesse en course à pied ?

L'allure (ou pace) s'exprime en minutes par kilomètre (min/km) — c'est le temps pour parcourir 1 km. La vitesse s'exprime en kilomètres par heure (km/h). La conversion est simple : allure (min/km) = 60 ÷ vitesse (km/h). Exemple : une vitesse de 12 km/h correspond à une allure de 5:00/km. Les coureurs européens utilisent majoritairement l'allure, plus intuitive pour planifier ses temps de passage.

Comment calculer ses zones d'entraînement à partir de sa VMA ?

Les 5 zones d'entraînement se calculent en pourcentage de la VMA. Zone 1 (endurance fondamentale) : 60-70 % VMA. Zone 2 (endurance active) : 70-80 %. Zone 3 (seuil) : 80-88 %. Zone 4 (seuil anaérobie) : 88-95 %. Zone 5 (VMA) : 95-110 %. Pour une VMA de 14 km/h : la Z1 correspond à 8,4-9,8 km/h (6:07-7:08/km), la Z3 à 11,2-12,3 km/h (4:53-5:21/km). Notre calculateur fait ces conversions automatiquement.

Quelle allure pour courir un marathon en moins de 4 heures ?

Pour finir un marathon en 3h59, vous devez courir à une allure moyenne de 5:41/km (10,5 km/h). Cela nécessite généralement une VMA d'au moins 13-14 km/h et une préparation spécifique de 12 à 16 semaines. À l'entraînement, vos séances de seuil doivent se faire autour de 5:00-5:15/km, et vos sorties longues en endurance fondamentale autour de 6:15-6:45/km. Ne visez pas exactement 4h : planifiez un objectif cible de 3h55 pour avoir une marge.

Qu'est-ce que le negative split et comment le réaliser ?

Un negative split consiste à courir la deuxième moitié de la course plus vite que la première. C'est la stratégie de course la plus efficace, car elle évite l'accumulation de lactate et le mur des derniers kilomètres. Pour le réaliser : partez 5-10 secondes par kilomètre plus lentement que votre allure cible pendant le premier tiers, maintenez votre allure au milieu, puis accélérez dans le dernier quart si vous en avez encore sous le pied. Cette discipline requiert une forte maîtrise de son départ.

À quelle allure faut-il courir pour progresser et perdre du poids ?

Pour la perte de poids, courir en Zone 1 (endurance fondamentale, 60-70 % VMA) est optimal : c'est la zone où le corps utilise le plus de lipides comme carburant. Cette allure doit être confortable — vous devez pouvoir parler sans être essoufflé. Contrairement à une idée reçue, courir plus vite ne brûle pas forcément plus de graisse ; c'est la durée totale d'effort en Z1-Z2 qui compte. Pour progresser en performance, combinez Z1 (80 % du volume) avec des séances de seuil et de VMA (20 %).

Comment calculer son temps sur 10 km à partir de sa VMA ?

Sur 10 km, un coureur bien entraîné court à environ 85-90 % de sa VMA. Formule approximative : temps 10 km (min) ≈ 600 ÷ (VMA × 0,875). Exemple : VMA 15 km/h → temps ≈ 600 ÷ 13,1 ≈ 45,8 min, soit environ 46 minutes. Cette estimation suppose une préparation sérieuse et un test VMA récent et fiable. Pour plus de précision, entrez votre VMA dans le calculateur KerRun.

Combien de fois par semaine faut-il faire des séances de VMA pour améliorer son allure ?

Une à deux séances de VMA (Zone 5, 95-105 %) par semaine est le volume optimal pour la plupart des coureurs amateurs. Plus peut mener au surentraînement. Chaque séance VMA doit être séparée d'au moins 48 heures d'une autre séance de qualité (seuil ou VMA). Les coureurs débutants commencent par 1 séance VMA tous les 10 jours, les confirmés peuvent monter à 2 séances hebdomadaires en période de préparation spécifique. La qualité prime toujours sur la quantité.

Guides similaires