Ligne de départ d'une course à pied avec des centaines de coureurs prêts à s'élancer

Les 12 erreurs que tout le monde fait sur sa première course à pied

25 février 202616 min de lecture

Départ trop vite, gel pris au mauvais moment, chaussures neuves le jour J... Ces 12 erreurs, presque tous les débutants les font. Découvrez lesquelles, pourquoi elles arrivent, et comment les éviter pour transformer votre première course en vraie réussite.

Presque tous les coureurs qui ont fait une première course ont au moins l'une de ces erreurs dans leur histoire. Certaines font sourire en y repensant. D'autres ont causé une blessure, un abandon, ou une expérience si mauvaise qu'elle a failli décourager de recommencer.

Ce guide liste les 12 erreurs les plus fréquentes, pourquoi elles arrivent, les données concrètes derrière chacune — et surtout, comment les éviter pour que votre première (ou prochaine) course soit un vrai plaisir.

Préparez votre prochaine course avec les bons outils : Calculez votre allure cible | Trouvez une course près de chez vous

Erreur 1 — Partir comme si c'était un sprint (le départ kamikaze)

C'est l'erreur numéro un, sans discussion. Demandez à n'importe quel coureur expérimenté : il a fait cette erreur au moins une fois.

Ce qui se passe

Le pistolet claque. La foule s'élance. L'adrénaline est à son maximum. Vous partez 30, 45, voire 60 secondes par kilomètre trop vite par rapport à votre allure cible. Les deux premiers kilomètres vous semblent faciles — c'est normal, vous êtes chargé d'adrénaline et votre organisme est encore dans ses réserves de glycogène rapides. À partir du 4e ou 5e kilomètre, la facture arrive : jambes lourdes, essoufflement, sensation de mur.

Pourquoi c'est difficile à éviter

En entraînement, vous courez seul, à votre rythme habituel, avec vos repères. En course, deux facteurs changent tout : la densité humaine (l'effet de groupe vous pousse mécaniquement plus vite) et le surstress physiologique (fréquence cardiaque déjà élevée avant même le départ, à cause de l'excitation).

La solution

Connaître son allure cible au format minutes:secondes par kilomètre et la respecter les 3 premiers kilomètres, même si l'allure semble ridiculement lente. Sur un 10 km, tenir 10 secondes/km de trop sur les 3 premiers km crée un déficit qui se paiera chèrement sur les 7 derniers.

Règle pratique : vos 2 premiers km doivent être les plus lents de votre course. Si vous êtes dans le top 20 % au km 1, c'est que vous avez déjà fait l'erreur.

Calculer son allure cible par distance et par niveau | Guide allure idéale : comment courir à la bonne vitesse

Erreur 2 — Les chaussures neuves le jour J

Un grand classique. Vous avez commandé des chaussures la semaine avant la course. Elles sont belles, elles semblent confortables en magasin. Le jour de la course, vous les sortez du carton pour la première fois.

Les conséquences

Les chaussures de running modernes utilisent des mousses (foam) qui nécessitent 30 à 60 km de rodage pour prendre l'empreinte de votre foulée. Avant ce rodage, les zones de pression ne correspondent pas exactement à votre anatomie. Résultat : ampoules aux talons, orteils qui frottent, douleurs d'appui inhabituelles dès le 3e ou 4e km.

La règle absolue

Toute chaussure portée en course doit avoir été utilisée au minimum 5 à 6 fois à l'entraînement, sur des distances comparables à votre course. Si vous n'avez pas eu le temps de roder vos nouvelles chaussures, portez celles que vous connaissez — même si elles sont moins belles.

Anecdote typique : de nombreux finishers de marathon soignent des ampoules du 30e au 42e km parce qu'ils ont voulu "faire ça bien" avec des chaussures neuves le jour J.

Erreur 3 — La nutrition bâclée (trop, trop peu, ou au mauvais timing)

La nutrition pré-course est l'une des erreurs les moins visibles à l'entraînement — parce qu'en entraînement, les conséquences d'une mauvaise gestion nutritionnelle sont rares. En course, elles deviennent criantes.

Les deux extrêmes à éviter

Courir à jeun : pour les efforts de moins de 30-45 minutes à allure légère, le glycogène musculaire suffit. Pour toute course de plus d'une heure à allure soutenue, courir à jeun expose au coup de pompe (hypoglycémie de l'effort) entre le 7e et le 12e km.

Trop manger trop près du départ : les graisses et les protéines ralentissent la vidange gastrique. Un repas riche (fromage, viande, plat en sauce) pris 1h avant le départ reste dans l'estomac pendant l'effort — nausées, crampes abdominales, point de côté.

Le timing idéal

Délai avant le départ Que manger
3h avant Repas complet glucidique : pâtes, riz, pain + confiture, peu de fibres
1h30 à 2h avant Collation légère : banane, barre de céréales, compote
Moins d'1h Rien de solide ; eau ou boisson isotonique légère
15-20 min avant Éventuellement un gel énergétique si course > 1h (testé à l'entraînement)

La règle d'or : ne jamais tester une alimentation nouvelle le jour de la course. Votre repas et vos gels doivent avoir été validés à l'entraînement.

Guide de préparation 10 km — nutrition incluse

Erreur 4 — Le gel pris au mauvais moment

Les gels énergétiques sont l'outil nutritionnel le plus mal utilisé par les débutants. On les voit dans toutes les courses, les participants les sortent n'importe quand — souvent trop tôt ou trop tard.

Trop tôt : inutile

Dans les 15 premières minutes de course, vos réserves de glycogène musculaire et hépatique sont pleines. Un gel pris au km 1 ou 2 n'apporte rien — votre corps n'en a pas besoin, et il arrive dans un estomac qui vient de se mettre en route.

Trop tard : inefficace

Un gel avalé quand vous êtes déjà dans le "mur" (hypoglycémie installée, sensation d'épuisement total) mettra 10 à 15 minutes avant d'être assimilé et d'agir. À ce stade, sur un 10 km, la course est quasiment terminée.

Le bon timing

Distance de course Premier gel Deuxième gel
5 km (< 30 min) Inutile
10 km (30-70 min) Vers 35-40 min si > 1h Inutile
Semi-marathon Vers 30-35 min Vers 1h10-1h15
Marathon Vers 30 min Toutes les 40 min

Important : prenez toujours un gel avec 150-200 ml d'eau pour faciliter l'absorption intestinale. Un gel pris sans eau peut causer des crampes digestives.

Erreur 5 — Ignorer l'hydratation (ou trop boire)

L'hydratation mal gérée est aussi dangereuse dans un sens que dans l'autre.

La déshydratation

Une perte de seulement 2 % du poids corporel en eau suffit à réduire les performances de 10 à 20 %. Pour un coureur de 70 kg, c'est 1,4 litre — atteint en moins d'une heure par temps chaud. Symptômes : maux de tête, crampes, baisse de concentration.

Ce que font les débutants : passer devant les ravitaillements sans s'arrêter ("je suis pas à l'aise pour boire en courant") ou reporter à "quand j'aurai soif" — or la soif est déjà un signe de déshydratation légère.

Le trop boire : l'hyponatrémie

Moins connue mais réelle : boire trop d'eau pure sans sel pendant un effort long dilue le sodium sanguin. L'hyponatrémie touche surtout les coureurs lents sur marathon qui s'arrêtent longuement à chaque ravitaillement et boivent de grandes quantités d'eau pure.

La règle pratique pour un débutant :

  • 5 km / 10 km : un gobelet d'eau aux ravitaillements, sans s'arrêter
  • Semi / Marathon : boisson isotonique à partir de 45 min, 150-200 ml toutes les 15-20 min

Erreur 6 — Partir sans échauffement (ou s'échauffer trop intensément)

Pas d'échauffement

Sur une course à allure vive (5 km, 10 km), les premières foulées à haute intensité sur des muscles froids augmentent le risque de contracture musculaire (souvent au mollet ou à la cuisse), de point de côté précoce, et d'une performance dégradée dans les 2 premiers kilomètres — précisément quand le départ trop rapide est déjà tenté.

Échauffement trop intense

L'autre extrême : faire 3 km à allure vive en guise d'échauffement 20 minutes avant le départ. Résultat : vous arrivez fatigué sur la ligne. L'échauffement doit élever la température musculaire et la fréquence cardiaque — pas entamer les réserves glycolytiques.

L'échauffement idéal par distance

Distance Durée Contenu
5 km 10-15 min Marche 3 min → trot léger 7 min → 2-3 accélérations de 30 sec
10 km 10-12 min Trot léger 8 min → 2 accélérations courtes
Semi / Marathon 5-8 min Marche rapide → trot très léger, les premiers km servent de mise en route

Erreur 7 — Trop s'entraîner la semaine avant la course

L'affûtage (réduction du volume d'entraînement avant une compétition) est l'une des notions les plus contre-intuitives du running débutant.

La logique erronée

"Je veux être au maximum de ma forme. Donc je vais faire une grosse semaine d'entraînement la semaine avant." C'est l'inverse de ce qu'il faut faire.

Ce que dit la physiologie

Les adaptations musculaires, cardiovasculaires et neuromusculaires issues de vos semaines d'entraînement se consolident pendant le repos, pas pendant l'effort. Votre dernière longue sortie intensive doit avoir lieu 10 à 14 jours avant la course. La semaine précédant le jour J : réduisez le volume de 40 à 50 %, conservez 1 ou 2 séances courtes pour maintenir les sensations.

Jours avant la course Recommandation
J-14 à J-10 Dernière sortie longue / dernière séance de qualité
J-9 à J-4 Volume réduit de moitié, allures faciles
J-3 Footing très léger 20-25 min ou repos
J-2 Repos complet ou marche
J-1 Repos, préparation du matériel, repas glucidique

Le sentiment de "jambes lourdes" à J-3 ou J-4 est normal : c'est la reconstitution du glycogène musculaire. C'est bon signe.

Guide allure et zones d'entraînement pour mieux structurer sa préparation

Erreur 8 — Se laisser emporter par les autres coureurs

Vous courez à votre allure cible. Un groupe vous dépasse. Instinctivement, vous accélérez pour rester dans leur sillage. Cinq minutes plus tard, vous êtes dans le rouge.

La comparaison en temps réel

C'est l'une des erreurs les plus difficiles à corriger car elle est émotionnellement difficile à résister : voir des gens vous dépasser active un réflexe de compétition que même les coureurs expérimentés doivent gérer consciemment.

Rappel essentiel : dans la grande majorité des courses, les participants ne sont pas répartis par niveau au départ. Le coureur qui vous double est peut-être dans une catégorie d'âge différente, prépare un 5 km alors que vous faites un 10 km, ou tout simplement part trop vite lui aussi.

La stratégie des "splits négatifs"

Les coureurs qui terminent le plus fort font presque tous la deuxième moitié de leur course plus vite que la première. C'est ce qu'on appelle les splits négatifs. Sur un 10 km, si vous visez 55 minutes, une stratégie gagnante est : 5 premiers km en 28-29 min, 5 derniers km en 26-27 min.

Simuler votre performance et vos splits par distance

Erreur 9 — Rater les ravitaillements (ou s'y arrêter trop longtemps)

Les ravitaillements sont les seules fenêtres d'hydratation et de nutrition officielle en course. Les débutants font systématiquement l'une de ces deux erreurs :

Les passer sans s'arrêter

"Je n'ai pas besoin encore" ou "je ne sais pas boire en courant". Résultat : vous arrivez déshydraté au dernier tiers de la course, sans énergie pour terminer fort. Boire en courant s'apprend et se pratique à l'entraînement : pincez le gobelet en deux pour former un bec verseur, inclinez la tête légèrement, réduisez légèrement l'allure.

S'y arrêter complètement pendant 2-3 minutes

L'arrêt complet au ravitaillement refroidit les muscles, casse le rythme cardiaque, et les 500 premières foulées après la reprise sont les plus difficiles. Si vous devez vraiment vous arrêter pour boire, limitez-vous à 15-20 secondes.

Astuce : aux ravitaillements en gobelet, prenez deux gobelets si possible — un pour boire, un pour verser sur la tête ou les poignets par temps chaud.

Erreur 10 — La foulée talonnière excessive

C'est l'erreur technique la moins connue des débutants, mais l'une des plus coûteuses en énergie et en usure articulaire.

Ce qui se passe

La majorité des débutants attaquent le sol avec le talon (héritier de la course naturelle en chaussures de sport rembourrées). Or, un appui talon projeté en avant du centre de gravité crée un effet de frein à chaque foulée : vous dépensez de l'énergie à ralentir avant de réaccélérer.

Les conséquences sur la distance

Foulée Effet sur l'énergie Risque de blessure
Talon projeté en avant Freinage à chaque appui, +8-12 % dépense Syndrome rotulien, fasciite plantaire
Appui médio-pied Amorti naturel, transmission directe Tendinopathie d'Achille si transition trop rapide
Appui avant-pied Très efficace, muscles du mollet sollicités Réservé aux sprinters / coureurs avancés

Pour un débutant : ne cherchez pas à changer brutalement de foulée le jour de la course. Mais travaillez progressivement à raccourcir le pas (augmenter la cadence) et à poser le pied sous le centre de gravité plutôt qu'en avant de lui.

Erreur 11 — Le mauvais équipement (coton, mauvaise météo, pas de vaseline)

Le coton : l'ennemi

Un t-shirt en coton absorbe la sueur et la garde contre la peau. Résultat : irritations, zones de frottement, hypothermie par temps frais. Pour courir, portez des matières techniques (polyester, nylon, merino léger) qui évacuent la transpiration.

L'habillage pour la météo perçue, pas pour la météo réelle

Erreur classique : il fait 10°C au départ, vous mettez une veste épaisse. À 4 km, vous avez 36°C sous la veste et plus rien pour vous refroidir. La règle des débutants : habillez-vous comme s'il faisait 10°C de plus que la température réelle. En courant, votre production de chaleur est 15 à 20 fois supérieure au repos.

La vaseline (et les nipple guards)

La vaseline sur les zones de frottement (cuisses, aisselles, pieds) avant une longue course n'est pas un luxe. Sur un semi ou un marathon, les irritations des cuisses ou des mamelons peuvent devenir très douloureuses dès le 15e km. Mettez de la vaseline à chaque course de plus de 45 minutes par précaution.

Erreur 12 — Reprendre l'entraînement trop vite après la course

La ligne d'arrivée franchie, l'enthousiasme est à son comble. Vous vous sentez bien. Vous reprenez à l'entraînement dès le lendemain ou le surlendemain.

Ce qui se passe réellement dans votre corps

Même si vous ne ressentez pas de douleur majeure, une course à pied crée des micro-lésions musculaires qui nécessitent du temps pour cicatriser. Les courbatures de 48-72h après la course ne représentent qu'une partie de la fatigue réelle — les structures tendineuses et articulaires, moins visibles, récupèrent plus lentement.

La vraie fenêtre de récupération

Course Repos minimal Reprise légère Reprise normale
5 km 24-48h J+2 ou J+3 J+4
10 km 48-72h J+3 à J+5 J+6 à J+7
Semi-marathon 5-7 jours J+7 à J+10 J+14 à J+21
Marathon 2-3 semaines J+14 à J+21 J+30 à J+42

La majorité des blessures liées à la course surviennent dans les 10 jours après une compétition, précisément parce que les coureurs reprennent trop vite, portés par l'enthousiasme post-course.

Guide VO2max : comprendre la récupération et les zones d'entraînement

Le bonus : la comparaison sur les réseaux le soir de la course

Ce n'est pas une erreur de course à proprement parler — mais elle peut gâcher rétrospectivement une belle expérience.

Vous rentrez chez vous après votre 10 km en 58 minutes, fierlre de votre course. Vous ouvrez Strava, vous voyez vos amis à 45 minutes. Vous lisez les posts d'autres débutants qui ont "souffert" sous les 50 minutes. Votre 58 minutes qui semblait excellent il y a une heure vous paraît tout à coup décevant.

Mise en perspective : une étude publiée dans le British Journal of Sports Medicine (suivant 5 048 coureurs sur 10 ans) montre qu'une heure de running modéré par semaine suffit à réduire la mortalité cardiovasculaire de 45 % et à gagner statistiquement 6 ans d'espérance de vie — indépendamment de la vitesse. Votre 58 minutes au 10 km fait exactement ce travail.

Votre seul concurrent valide en course à pied, c'est vous-même du mois dernier.

La checklist anti-erreurs pour votre prochaine course

Pour résumer en un coup d'œil :

Avant la course Pendant la course Après la course
✓ Chaussures rodées (50+ km) ✓ Départ 10 sec/km plus lent que prévu ✓ 48-72h de repos minimum
✓ Repas testé à l'avance, 2h30-3h avant ✓ Gel vers 35-40 min si > 1h ✓ Réhydratation progressive
✓ Vêtements techniques (pas coton) ✓ S'arrêter 10 sec aux ravitaillements ✓ Repas protéiné dans la heure
✓ Semaine allégée 7 jours avant ✓ Ignorer les coureurs qui doublent ✓ Pas de séance intensive avant J+5
✓ Échauffement 10-12 min ✓ Splits négatifs : finir plus fort ✓ Analyse de course à froid
✓ Vaseline sur zones de friction ✓ Ne pas sprinter dans les 500 derniers m ✓ S'inscrire à la prochaine !

Ce qu'il faut retenir

Ces 12 erreurs ne sont pas des fautes — ce sont des passages quasi obligés pour tout coureur débutant. L'important n'est pas de toutes les éviter du premier coup, mais d'en éviter 3 ou 4 des plus critiques :

  1. Gérez votre départ : ralentissez les 3 premiers km, toujours
  2. Ne testez rien de nouveau le jour J : ni chaussures, ni alimentation, ni équipement
  3. Allégez la semaine avant : votre corps a besoin de récupérer, pas d'accumuler
  4. Respectez la récupération post-course : la blessure qui coûte le plus cher, c'est celle qu'on se fait en reprenant trop tôt

Le reste viendra avec l'expérience — et avec chaque course, vous ferez une erreur de moins.

Calculer son allure pour ne plus partir trop vite | Trouver sa prochaine course à pied | Guide de préparation 10 km complet | Toutes les courses en France

Questions fréquentes

Pourquoi part-on toujours trop vite sur une première course ?

Deux raisons combinées : l'adrénaline du départ (la foule, la musique, l'excitation font monter la fréquence cardiaque avant même d'avoir couru) et la difficulté à percevoir l'allure réelle sans repères en compétition. En entraînement, on court seul à son rythme habituel. En course, les autres partent, la foule pousse, et le corps est en surrégime dès le pistolet. La solution : connaître son allure cible au dixième de seconde près (chrono au km) et la respecter les 3 premiers kilomètres même si elle semble trop lente.

Quand faut-il prendre son premier gel en course ?

Pour une course de moins de 60-75 minutes, un seul gel (ou aucun) suffit, pris vers 35-40 minutes si la course dure plus d'une heure. Pour un 10 km couru en moins d'une heure, les réserves de glycogène sont suffisantes sans gel. L'erreur la plus fréquente : prendre le gel dans les 10 premières minutes (inutile, les réserves sont encore pleines) ou attendre d'être à bout (trop tard, les effets mettent 10-15 min à agir). Prenez-le toujours avec de l'eau pour faciliter l'absorption.

Faut-il manger le matin avant une course à pied ?

Oui, pour toute course dépassant 45 minutes à effort modéré ou élevé. Le repas pré-course doit être pris 2h30 à 3h avant le départ : riche en glucides complexes (pain, porridge, riz), pauvre en fibres et en graisses pour faciliter la digestion. Pour un 5 km matinal, un petit déjeuner léger (banane + eau) 1h30 avant peut suffire. Ne jamais tester un nouveau repas le jour J : votre système digestif doit déjà connaître ce que vous lui donnez.

Pourquoi les chaussures neuves font-elles mal en course ?

Les chaussures de running nécessitent une période de rodage de 30 à 60 km pour s'adapter à la forme de votre pied (le matériau foam se compresse et prend l'empreinte de votre foulée). Une paire neuve, même de la bonne pointure, peut créer des zones de pression inhabituelles, des ampoules aux talons ou sous les orteils, et modifier imperceptiblement votre foulée. Règle absolue : n'utilisez jamais des chaussures lors d'une course si elles n'ont pas été portées au moins 5-6 fois à l'entraînement.

Combien boire pendant une course à pied ?

La règle générale : 150-200 ml toutes les 15-20 minutes d'effort (environ un gobelet de ravitaillement). Pour un 10 km couru en moins d'une heure, deux prises d'eau aux ravitaillements suffisent. Pour un semi ou marathon, préférez une boisson isotonique (eau + sel + glucides) à partir de 45-60 minutes d'effort. Évitez de trop boire : l'hyponatrémie (trop d'eau, pas assez de sel) est plus fréquente chez les débutants qui s'arrêtent à chaque ravitaillement.

Peut-on courir sans échauffement avant une course ?

Pour un 5 km ou un 10 km couru à allure vive, s'élancer sans échauffement augmente significativement le risque de contracture musculaire dans les deux premiers kilomètres — et nuit à la performance (votre VO2max ne monte pas à 100 % immédiatement). Un échauffement de 10-15 minutes (marche rapide + trot léger + quelques accélérations courtes) suffit. Pour un marathon ou un semi, l'échauffement peut être plus court (5-10 min) car les premiers kilomètres servent de mise en route.

Combien de temps récupérer après sa première course à pied ?

Après un 5 km : 24-48h de repos ou activité légère (marche, natation). Après un 10 km : 2-3 jours. Après un semi-marathon : 5-7 jours avant de reprendre un entraînement léger, 2-3 semaines avant de reprendre à pleine intensité. Après un marathon : comptez 3-4 semaines de récupération active et jusqu'à 6-8 semaines avant de refaire une longue sortie intensive. Beaucoup de blessures post-course arrivent dans les 10 jours suivants, quand on reprend trop vite porté par l'enthousiasme.

Est-ce grave de marcher pendant une course à pied officielle ?

Non, et c'est même une stratégie valide et efficace, notamment sur semi et marathon. La méthode Galloway (alternance run/walk programmée) permet à de nombreux coureurs de finir en meilleur état et parfois plus vite qu'en courant tout. Ce qui est contre-productif : marcher par dépit (parce qu'on a mal géré son allure) alors qu'une gestion d'allure intelligente aurait permis de courir tout le parcours. Sur un 5 km ou 10 km, marcher signifie souvent que le départ a été trop rapide.

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